Jeudi 15 décembre 2005

Friday, 30 December, 2005 at 9:26 Leave a comment

Comme prévu, nous nous sommes levés tôt. Debout 6h45 pour un départ 7h30, le challenge était gros pour une journée de vacances. Mais dans la fraîcheur du matin, il est vraiment agréable de profiter du soleil levant et d’un petit déj’ dehors.

 

Et en voiture. La route n’était pas trop longue, mais a dès le début monté en serpentin. Après avoir passé Le Tampon sous le soleil par la route des Plaines (la Nationale 3, la troisième et dernière de l’île, sachant que la première fait la moitié du tour de l’île et la deuxième l’autre moitié, la troisième coupe au travers, et c’est tout) nous avons traversé le Dixneuvième, puis le Vingtième (nom de village qui correspond au nombre de kilomètres les séparant de la côte) avant d’arriver à notre but, le point de vue sur Trois Bassin.

Nous tombons à pic sur la Plaine des Cafres et un petit village tout encaissé au fond d’une vallée multiple, Grand-Bassin, avec une très belle cascade appelée « le voile de la marié » (il y a en a deux de ce nom dans l’île).

Sans nuages, les montagnes autour se détachent toutes en relief, chaque découpe et chaque pant de verdure s’offre à nous. Le soleil est matinal mais il chauffe bien vivement. Nous sortons donc la crème solaire. Et partant dans un délire, nous fîmes une interview spectaculaire… Sur la plate forme du point de vue, il y a également une curiosité : l’horloge hydraulique. D’une hauteur de 5 mètres environ, dans une cage de verre, une assemblage de tuyauterie de verre, toute en vase communicantes et avec une système de pompage de liquide, fait que cela indique l’heure. Voir les photos pour comprendre mon charabia.

 

Nous avons ensuite repris la route pour essayer de voir le volcan. Comme de vrai touristes, nous n’avions pas dans l’idée la ballade, mais juste le point de vue.

La route est longue et sinueuse, et la côte bien pentue. Et après une bonne route, la voiture de Lou n’a pas trop aimé. Elle a don décidé de caler en plein milieu d’une montée. Nous avions l’air malin et on a bien ri. Après quelques minutes nous avons pu repartir. Après les dernières montée, il y a eu une descente pour arriver sur la spectaculaire plaine de Sables qui précède le Volcan. Comme une traversée du désert, cette plaine, toute plate se traverse sur un sentier de terre qui soulève beaucoup de poussière. Arrêtez de respirer et fermez les fenêtres si vous suivez une voiture !

 

Tout d’un coup, Lou crie. Pas le genre de la Demoiselle de s’effrayer pour un rien. A quelques centimètres de sa main, un margouilla la regardait tranquillement conduire !! Pas méchant pour un sou, ces petits lézard à la peau rose transparente est uniquement amateur d’insectes. Sa couleur devient plus foncée au soleil. Nous lui avons gentiment demandé de partir et la bête s’est exécuté. Merci !

 

D’énormes cailloux de roche noire nous entourent. Il est formellement interdit de sortir du sentier. Le Volcan est juste là derrière et à  n’importe quel endroit il peut y avoir une crevasse qui vous engloutisse.

Dernière montée et ça y est. Le « col » du cratère est visible. Mais le temps de sortir de la voiture et de s’en approcher et s’en est fait de notre vue. Les nuages nous ont doublé. Quelques secondes encore et les rafales de vent froid nous privent définitivement de la vue que nous sommes venus chercher.

Nous sommes sur les remparts de l’enclos Fouqué. Non, nous ne sommes pas aux alentours d’un château moyenâgeux, mais bien au pieds du piton de la Fournaise. Ici comme partout sur l’île, les remparts sont cette partie de la montagne toute en longueur aux pieds de-laquelle la roche est toute abrupte et propose un autre paysage. En général arrondie, c’est un vrai mur de remparts naturelles. L’enclos n’est pas celui de moutons mais celui des cratères du volcan. C’est une partie plane que la lave a creusé autour de son point de jaillissement. Avec la gravité, la lave a descendu vers la côte, à l’opposé d’où nous sommes. Cela a donc créé des remparts dans la roche. Et il faut ensuite traverser cet enclos pour arriver aux cratères. Je me souviens de la fois, il y 13 ans, quand nous avions fait la randonnée. Ca souffle, ça bouge un peu. Il est strictement interdit d’y descendre. Et c’est exactement l’image que je me faisais d’un cratère de volcan.

Cette fois-ci, les nuages nous ont juste permis de voir l’enclos Fouqué, ce n’est que de la lave sèche. Et là encore, interdiction formelle de sortir du entier marqué, même quand il n’y a pas d’alertes d’irruption. L’année passée encore, un homme n’a pas suivi cette règle et s’est fait engloutir et brûler sous les yeux de sa famille… mais un volcan n’est pas sensé être gentil ! Et comme il est souvent répété ici, la montagne est vraiment superbe mais elle peut être cruelle pour les imprudent. Vous serez prévenus !

 

Un peu glacé par le vent, dans le brouillard nous avons pris le chemin du retour. Plus nous descendions, plus la pluie devenait dru et plus nous mouillons, oui la voiture n’est pas de première étanchéité… Mais c’est plutôt drôle !

Il n’était pas midi, mais notre ventre commençait à gargouiller. Pour essayer de le calmer, nous avons fait une pause à la Maison du Fromage, où nous avons fait l’acquisition d’un crémeux aux herbes, une autre Ail-Gingembre et enfin un frais au Combosa, un agrume dont on a prit le zeste.

Avec le froid et la pluie, nous avions finalement envie de retrouver un peu de chaleur (paradoxale après la maudire tout au long de chaque jour…). Arrivés au Tampon, on voyait le soleil sur la côte. Après réflexion, Lou nous a proposé une attente supplémentaire pour pique-niquer sur la plage noire de l’Etang salé.

 

Cette plage est noire. Je dirais de la roche volcanique concassée ! Les vagues sont ici nombreuses car il n’y a pas de barrière de corail à cet endroit. Quelques casse-cou bravaient les vagues, mais les courants forts à cet endroit (comme partout quand il n’y a pas la barrière de corail) sont dangereux. Et le ciel était gris. Le pique-nique nous a rassasié et c’était le principale. Crise de fou-rire lors de la dégustation du fromage aux herbes… car bien pimenté et sûrement aillé également !

 

Nous dormions sur place. Alors après un passage dans un super marché pour l’acquisition d’une superbe machine à riz et une paire de lunettes de soleil pour Lou, direction la case et la sieste.

Ici les magasins et les boutiques ferment à 18h au plus tard hormis les supermarchés.

Réveillée à 18h30, j’ai un peu fait capoté l’après-midi. On s’est essayé à un concert, mais ça nous aurait mené trop tard alors on a abandonné.

 

Le programme de la soirée étant en plus cari ! Equipés de la gamelle à riz, du curcuma et du live de recettes nous avons finalement dégusté mon premier cari. Verdict, ça manque d’assaisonnement, le prochain sera mieux !

 

Le lendemain, levé prévu à 5h, le lit fut vite rejoint.

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Dimanche 18 décembre 2005 Vendredi 16 décembre 2005

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